Sommaire (0 sections)
Pour maintenir le niveau de vie des actifs et de leur famille, le système de retraite et prévoyance en Suisse s’appuie sur 3 piliers définis dans la Constitution. Obligatoire et général, le Premier Pilier est complété par le Deuxième Pilier, lequel concerné les salariés. Il renforce le 1er pilier (AVS, AI et PC) et assure les risques vieillesse, mais aussi décès et invalidité. Nous vous proposons de faire le point sur la LPP (Loi de Prévoyance Professionnelle).
Le 2e pilier, de quoi s’agit-il ?
Depuis 1985, la LPP constitue le volet professionnel du système de prévoyance sociale suisse. Ce 2e pilier permet d’assurer le niveau de vie des retraités. En cumulant les rentes prévues par l’AVS (Assurance Vieillesse-Survivant) et la LPP, l’assuré peut espérer couvrir, à titre indicatif, environ 60 % de son dernier salaire au moment de son départ à la retraite, soit à l’âge de référence de 65 ans pour les hommes. Pour les femmes, l’âge de référence est relevé progressivement de 64 à 65 ans depuis 2025 (réforme AVS 21) : il atteint 64 ans et 6 mois en 2026 et sera fixé à 65 ans dès 2028 (source : OFAS, AVS 21).
Tout au long de sa vie active, l’assuré cotise sur un compte individuel de manière à se constituer un avoir de vieillesse, lequel est géré par la caisse de pension de son employeur. Les capitaux peuvent, au moment de la retraite, être retirés en totalité ou être perçus sous forme d’une rente jusqu’au décès. Dans certaines conditions, le retrait du capital peut être anticipé.
Qui est concerné par le Deuxième Pilier ?
Le 2e pilier est obligatoire pour toutes les personnes salariées en Suisse, soumises à l’AVS et dont le salaire annuel respecte le seuil d’accès à cette prévoyance. En 2026, ce seuil d’entrée (salaire annuel minimal) s’élève à CHF 22’680 (source : OFAS, montants LPP valables dès le 1er janvier 2026).
L’assurance des risques décès et invalidité intervient dès le 1er janvier qui suit le 17e anniversaire de l’assuré. L’épargne pour la rente de vieillesse (bonifications de vieillesse) commence, elle, dès le 1er janvier qui suit le 24e anniversaire, soit l’année des 25 ans (art. 7 LPP).
Les travailleurs indépendants peuvent financer un 2e pilier à titre facultatif et selon certaines conditions. Il en va de même pour les travailleurs dont le salaire n’atteint par le seuil d’accès à la prévoyance professionnelle, ainsi que pour les personnes travaillant pour différents employeurs.
Des prestations spécifiques de sortie sont également prévues pour les salariés changeant d’employeur et donc, de caisse de pension. Les périodes de chômage, la mobilité des salariés à l’international et les périodes de non-activité font également l’objet de dispositions particulières. La prestation de libre passage est ainsi octroyée dès lors que le salarié sort de sa caisse de pension sans pour autant qu’un cas de prévoyance soit invoqué, à savoir la retraite, le décès ou une invalidité. Les droits sont ainsi maintenus.
Comment est financé le 2e pilier ?
Contrairement au 1er pilier qui s’appuie sur un système de répartition, le 2e pilier repose sur un système de capitalisation. Chaque salarié épargne sur un compte individuel des bonifications de vieillesse assises sur le salaire coordonné (et non le salaire brut), dont le taux progresse par tranche d’âge : 7 % (25-34 ans), 10 % (35-44 ans), 15 % (45-54 ans) et 18 % (55-65 ans) (art. 16 LPP). L’employeur doit participer au moins à 50 %. Les avoirs de vieillesse ainsi épargnés sont rémunérés selon un taux fixé par le Conseil fédéral et réévalué au moins tous les deux ans.
Quel est le taux de rendement de la LPP ?
Dès l’âge légal du départ à la retraite, l’assuré perçoit le capital épargné, le plus souvent sous la forme d’une rente. Le montant de celle-ci est calculé selon un taux de conversion égal à 6,8 % (depuis 2014) de l’avoir de vieillesse.
Le taux d’intérêt minimal LPP fixé par le Conseil fédéral est de 1,25 % en 2026 (source : OFAS / Conseil fédéral, décision du 5 novembre 2025). Les institutions de prévoyance sont malgré tout libres de proposer un taux plus avantageux que ce minimum légal.
Rente ou versement en Capital de son 2ème Pilier ?
Choisir entre la rente et le capital de son 2ème pilier est certainement l’une des décisions financières les plus importantes de sa vie. Sachant que chaque cas et situation financière sont uniques, il est essentiel de consulter un spécialiste afin d’établir une planification financière adaptée à votre situation personnelle.
Conseil personnalisé
Discutez de votre situation avec un courtier indépendant
Analyse gratuite, sans engagement. Courtier indépendant agréé FINMA n° F01522375. Réponse sous 24h.
Approfondir le sujet
-
Article
Plafond 3a 2026 : 7'258 CHF salariés et 36'288 CHF indépendants
Montants exacts du plafond 3a 2026 pour salariés et indépendants, méthode de calcul, dates limites de versement.
Lire → -
Article
3a banque ou assurance : avantages, frais, lequel choisir en 2026
Comparatif détaillé 3a banque vs assurance : rendement, frais, flexibilité, cas où chacune est pertinente.
Lire → -
Article
Choisir son 3a en 2026 : criteres de comparaison
Criteres objectifs pour comparer une offre 3a en 2026 : performance historique, frais TER, flexibilite, garanties. Methode applicable aux principales catégories de produits.
Lire → -
Article
Transférer son 3a vers une autre banque ou assurance
Procédure pour transférer son 3a, conditions, coûts, motifs valables et point d'attention.
Lire →